Regards croisés
Les responsables politiques
Du chef de l'État aux députés de chaque groupe de l'Assemblée : les questions de celles et ceux qui écriront et appliqueront la loi et ses décrets.
- Le Premier ministre Lescure2 questions
Il me revient de faire écrire les décrets et d’en assurer le financement, sous la contrainte budgétaire. Comment concilier cette réalité avec les exigences du collectif ?
- Le président de la République2 questions
La loi a été votée ; ses décrets d’application restent à écrire. Quelle est, selon le collectif, la ligne que ces décrets ne devront jamais franchir pour rester fidèles à l’esprit de la loi et à la parole des soignants ?
- Une députée du Rassemblement National2 questions
Nous redoutons une pente glissante et des pressions sur les personnes âgées, handicapées ou isolées. Quelles garanties concrètes empêcheront tout abus ?
- Une députée Renaissance2 questions
Cette loi est un équilibre entre liberté et protection. Comment garantir que ses décrets d’application respectent fidèlement cet équilibre ?
- Un député de La France insoumise2 questions
Comment éviter que l’aide à mourir ne devienne un droit inégalement réparti, où les plus démunis n’ont pas accès aux soins qui rendraient leur choix vraiment libre ?
- Un député de la Droite républicaine2 questions
Ne faudrait-il pas d’abord garantir des soins palliatifs pour tous, avant d’ouvrir l’aide à mourir ?
- Une députée socialiste2 questions
Comment faire de cette loi une loi de solidarité, et non l’expression d’un individualisme qui laisse chacun seul face à sa fin ?
- Une députée écologiste2 questions
Comment préserver, dans ce moment si intime, l’humanité du lien et le refus de toute logique gestionnaire de la mort ?
- Un député du groupe Les Démocrates (MoDem)2 questions
Comment respecter la pluralité des consciences — croyantes ou non — dans l’application d’une loi qui touche à l’intime ?
- Un député du groupe Horizons2 questions
Au-delà des principes, cette loi est-elle réellement applicable sur le terrain, et à quelles conditions concrètes ?
- Un député de la Gauche démocrate et républicaine2 questions
Comment garantir que l’aide à mourir ne serve pas d’alibi au désengagement de l’État envers l’hôpital public et les soins pour tous ?
- Une députée du groupe LIOT2 questions
Dans nos territoires ruraux et ultramarins, souvent démunis en médecins, comment ce nouveau droit ne creusera-t-il pas encore les inégalités ?
- Un député de l’Union des droites (UDR)2 questions
Beaucoup y voient une rupture anthropologique et redoutent une banalisation de la mort donnée. Comment répondez-vous à cette inquiétude de fond ?