« Soigner à Mourir » — une contradiction assumée
À première vue, le nom se contredit. Soigner, n’est-ce pas aider à vivre ? Comment, alors, « soigner à mourir » ? Cette tension n’est pas un accident : elle est au cœur du sens que nous voulons donner à notre démarche.
Soigner à mourir, c’est donner du soin non pas seulement à une personne, mais à un sujet — et ce sujet, c’est le mourir lui-même. Car pour certaines et certains, mourir est une délivrance.
Il ne faut pas vivre pour vivre, ni mourir pour mourir. Il ne faut pas soigner seulement pour faire vivre, ni soigner seulement pour faire mourir.
Ce nom peut sembler contradictoire ; au mieux, il peut paraître incompréhensible. Il dit pourtant exactement ce que nous cherchons : accompagner, par le soin, jusque dans le mourir.