Regards croisés
Valérie Mesnage vous répond
Neurologue et co-fondatrice du collectif, Valérie Mesnage répond aux questions que lui adressent des personnes d’horizons très différents — responsables religieux, soignants, aidants, patients, société civile. Autant de regards croisés sur l’aide active à mourir, l’accompagnement de la fin de vie et la vigilance du collectif sur les décrets d’application de la loi. Une réponse par page.
Vous aussi, une question sur la fin de vie, l’aide active à mourir ou l’action du collectif ? Posez-la par e-mail.
- Un rabbin libéralRéponse à venir
Le judaïsme libéral accorde une grande place à l’autonomie et à la conscience de la personne. Comment concilier ce respect du choix individuel avec le caractère sacré de la vie, lorsqu’un malade demande à être aidé à mourir ?
- Un rabbin orthodoxeRéponse à venir
Dans la tradition, la vie appartient à Dieu et l’on ne peut en hâter le terme, fût-ce d’un instant. Que répondez-vous à ceux pour qui l’aide active à mourir franchit un interdit fondamental ?
- Un imamRéponse à venir
L’islam donne un sens à l’épreuve de la souffrance et confie à Dieu le moment de la mort. Comment entendez-vous la demande d’un croyant qui, malgré sa foi, ne supporte plus de souffrir ?
- Un prêtreRéponse à venir
L’Église distingue « laisser mourir » et « faire mourir ». En pratique, au chevet d’un mourant, cette frontière vous paraît-elle toujours aussi nette qu’en théorie ?
- Un pasteur protestantRéponse à venir
Le protestantisme insiste sur la liberté de conscience du croyant. Cette liberté peut-elle, selon vous, aller jusqu’au choix du moment et des conditions de sa propre mort ?
- Un curé de paroisseRéponse à venir
Dans ma paroisse, des familles se déchirent autour de la demande d’un proche. Que dire à ceux qui restent, quand la décision a été prise ou refusée ?
- Un enseignant bouddhisteRéponse à venir
Le bouddhisme accorde une grande importance à l’état de conscience au moment de la mort et au lâcher-prise. Une mort provoquée médicalement est-elle compatible avec cette exigence d’attention et d’apaisement ?
- Des enfants de dix ansRéponse à venir
C’est quoi, « aider quelqu’un à mourir » ? Est-ce qu’on a le droit d’être triste, et est-ce qu’on peut dire au revoir ?
- Un professeur de soins palliatifsRéponse à venir
Beaucoup de soignants craignent que l’aide active à mourir devienne une réponse par défaut, faute de soins palliatifs accessibles à tous. Comment garantir que l’une ne se substitue pas à l’autre ?
- Une cancérologueRéponse à venir
En phase avancée, la demande de mort d’un patient est souvent fluctuante, liée à la douleur, à la peur ou à l’isolement. Comment distinguer une volonté profonde d’un appel à l’aide ?
- Un professeur en maladies neurodégénérativesRéponse à venir
Dans les maladies qui altèrent progressivement la volonté et la parole, comment recueillir un consentement qui reste libre et éclairé ? Quelle valeur donner aux directives anticipées rédigées avant la perte d’autonomie ?
- Des aidants familiauxRéponse à venir
Nous accompagnons chaque jour, jusqu’à l’épuisement, et nous portons parfois une culpabilité immense. Quelle place la loi et les soignants nous laissent-ils dans la décision ?
- Un patient atteint de la maladie d’AlzheimerRéponse à venir
J’ai peur du jour où je ne me reconnaîtrai plus. Une demande que je formule aujourd’hui, en pleine conscience, aura-t-elle encore un sens quand je ne me souviendrai plus de l’avoir faite ?
- L’association SOS SuicideRéponse à venir
Nous consacrons notre énergie à retenir ceux qui veulent mourir. Comment expliquer, sans message contradictoire, que la société aide certains à mourir tout en cherchant à en sauver d’autres ?
- Un économiste de la santéRéponse à venir
La fin de vie a un coût, et les ressources du soin sont contraintes. Comment s’assurer que des considérations budgétaires ne pèsent jamais, même indirectement, sur le recours à l’aide active à mourir ?
- Un médecin belgeRéponse à venir
La Belgique pratique l’euthanasie depuis plus de vingt ans. Quels garde-fous ont tenu, lesquels ont cédé, et que la France devrait-elle absolument retenir de notre expérience ?
- Un directeur d’établissementRéponse à venir
Sur le terrain, il faudra organiser tout cela : clause de conscience des équipes, lieux, protocoles. Comment mettre en œuvre la loi sans diviser les soignants ni trahir la vocation de nos établissements ?