Ce que je n’ai pas pu lui offrir
Anonyme
Mon père a mis trois semaines à mourir. Trois semaines que je porte encore. Il avait demandé, plusieurs fois, qu’on l’aide, et nous n’avons pu que lui tenir la main. Je ne cherche pas de coupable : les soignants faisaient ce qu’ils pouvaient dans le cadre qui était le leur. Je témoigne seulement pour dire ce que c’est, d’assister, impuissant, à une fin qu’on aurait pu rendre plus douce. Que d’autres n’aient pas à vivre cela.
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